Comité Ain Basketball
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LA 4E SYMPHONIE DE PIERRE MURTIN POUR FINIR SON CONCERT

Quand Pierre Murtin nous a annoncé sa retraite du coaching le 6 mars dernier, nous espérions tous une fin de carrière en apothéose avec Ekinox debout pour un titre de champion de France.
2 mois plus tard jour pour jour, le 5 mai précisément, Pierre Murtin servait, sur un plateau, un menu 5 étoiles de basket, que l’ASVEL et Nanterre n’ont pu digérer, devant près de 2 000 convives savourant les prestations de cette magnifique équipe.
 
Happy end
 
L’épilogue de la carrière du grand Pierrot est un « happy end » comme peuvent en écrire les réalisateurs hollywoodiens, qui a certainement pris corps le 3 septembre dernier et la victoire du tournoi de Montaigu.
 
Avec une équipe diminuée, les U18 de la JL remportent le plus huppé des tournois de la catégorie. Du haut de ses 65 ans, Pierre Murtin pense qu’il y a quelque chose à faire pour le mois de mai. 
 
Un homme exigeant
 
Connaissant l’extrême exigence de Monsieur Murtin, envers lui-même, on peut penser que sa sortie il a commencé à la préparer à ce moment-là.
 
Du grand art
 
Et quelle sortie ? De l’orfèvrerie, de la haute couture… Ce titre de champion de France a été construit depuis de longue date. Chaque saison, avec ses groupes, il a cherché à progresser et faire progresser ses gamins. Curieux, insatiable, à l’écoute, perfectionniste, toutes ses qualités lui ont permis de terminer son puzzle du coaching débuté il y a près de 30 ans, par un titre, la toute dernière pièce de son puzzle.
 
Une annonce audacieuse
 
Mais avant d’en arriver là, Pierre a donc annoncé la fin de sa carrière en cours de saison. S’il aurait été plus aisé d’annoncer son arrêt à l’issue du titre, l’homme de principe avait décidé que l’issue de la saison, malheureuse ou heureuse, n’interférerai pas sur son choix, avec le risque de s’arrêter sur un goût d’inachevé.
 
Comme l’homme est exigent, il l’a poussé à son paroxysme pour faire en sorte que cette dernière saison soit la plus parfaite possible. Elle l’a été, et certainement bien au-delà des espérances.
 
La perfection
 
Le bilan comptable est parfait : 22 victoires sans aucune défaite, du rarement vu à ce niveau de compétition. Au-delà de l’aspect comptable, il y a le style de jeu. Progressivement la jeune troupe est montée crescendo à chaque rencontre au point de se montrer intouchable sur les dernières semaines avec en point d’orgue un diamant de final « 4 ».
 
Le collectif maître-mot
 
Lors de cette dernière compétition, Pierre Murtin a livré un bijou de basket. Alors que les standards de formation s’orientent de plus en plus vers le formatage d’individus au profit d’un collectif, lui reste fidèle. Fidèle à sa philosophie. Celle du collectif qui prime sur l’individu. Fidèle à sa philosophie de jeu. Un jeu audacieux tout en mouvement où le porteur de balle doit toujours avoir une solution de tir, mais aussi et surtout, de passe.
 
Fidélité
 
Ses compétences et son immense savoir-faire auraient pu (du ?) attiser les convoitises. Mais les sirènes ne se sont point fait entendre et c’est tout le basket Aindinois qui a pu profiter de sa science. Finalement ça lui va bien aussi car cela aurait été un véritable crève-cœur d’avoir à faire un choix.  
 
Le bouquet final en apothéose
 
Ce final « 4 » aura été bien plus que 2 matches pour un titre, tellement l’équipe a livré un basket total, parfait, engagé. Un récital. Une véritable symphonie fantastique. A l’issue de la finale face à Nanterre, le chef d’orchestre aurait pu déposer tous ses partitions d’entraînements, minutieusement annotés, méticuleusement préparées, au centre d’Ekinox en disant : « servez-vous, c’est pour vous… »
 
Au coup de sifflet final, le grand chef du basket pouvait refermer le couvercle sur sa magnifique carrière pour garder au chaud ses fabuleux souvenirs qu’il va pouvoir retracer tranquillement dans son tout nouveau fauteuil de retraité.
 
Si le basket a apporté énormément à Pierre Murtin, l’homme le lui a rendu au centuple. Il peut s’en aller l’esprit libre avec le devoir plus qu’accompli.
 
Bravo Pierre. Merci Monsieur Murtin. Le Basket vous doit beaucoup.
 
Nous espérons toutes et tous la même sortie pour Jean Luc Tissot à la tête des espoirs à l’issue du trophée du futur. Mais nous en reparlerons.
 
(1) 4e symphonie pour son titre de champion de France NM2 (95), champion de France espoirs ProB (99), coupe de France U17 (2017) et champion de France U18 (2019)